Etudes au maroc - annuaire marocain des universités, des grandes écoles supérieures et des établissements de formation professionnelle - BTS et CPGE au maroc

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

BIOLOGISTE

Description :

Les biologistes, ces spécialistes des sciences de la vie, sont présents, presque par définition, dans tous les domaines d'activité : santé, agriculture, alimentation, eau, chimie, énergie, environnement, enseignement...

Activités :

Manipulations, publications, communication

Les activités du chercheur en biologie s'articulent dans trois directions :

Activités intellectuelles : préparation du travail de laboratoire, souvent très longue en raison de la complexité de l'appareillage, puis dépouillement des résultats. Mais l'essentiel de l'activité intellectuelle est d'ordre documentaire, bibliographique, rédactionnel. Chaque chercheur publie un ou plusieurs articles par an où il décrit la partie expérimentale de ses travaux, les résultats obtenus, l'analyse et la critique de ces résultats, et enfin établit une synthèse débouchant sur de nouvelles interrogations.
Activités manuelles, elles dépendent des techniques utilisées :
observations au microscope (microscope photonique, à fluorescence, à balayage, électronique) ;
culture de cellules dans des chambres stériles (travail souvent répétitif) ;
techniques d'électrophorèse ;
techniques d'isolement des molécules ;
séparation des molécules par toutes les techniques de la biochimie.
Le temps de manipulation proprement dit peut être assez limité en raison de la sophistication des appareillages. Le temps de préparation implique cependant un temps de présence important au laboratoire.

Activités de communication : publications, participations aux colloques, échanges nationaux et internationaux, relations avec les milieux industriels et universitaires ; enseignement pour les universitaires.
Enfin, il faut tenir compte des fonctions d'administration et de représentation, souvent dévoreuses de temps, notamment pour les directeurs de laboratoire.

Conditions de travail :

Travail d'équipe en laboratoire

Les métiers de la biologie sont des métiers de laboratoire. Même pour les écologues, les zoologistes et les botanistes, la pratique du terrain recule de plus en plus au profit des observations et évaluations en laboratoire à l'aide de techniques modernes, notamment l'informatique. Il n'y a plus de chercheur isolé. C'est toujours un travail en équipe, dans le cadre de chaque laboratoire. S'il y a dans la partie technique un certain aspect répétitif et si les rythmes de travail sont en principe réguliers, il faut aussi savoir s'adapter, selon le type de recherche et selon l'organisme, aux aléas d'un matériel vivant qui ne tient compte ni du jour ni de l'heure ! Outre les déplacements sur le terrain ou à l'occasion de colloques et communications, les chercheurs sont incités à tourner entre laboratoires, ou à passer dans l'industrie par le système des stages.

Les biologistes exercent leurs activités dans les hôpitaux, les universités, les centres de recherche, les organismes publics , les laboratoires de recherche publics ou privés . Toutes les entreprises savent qu'elles ont intérêt à faire de la recherche. Les grandes et les moyennes entreprises ont leurs propres équipes de recherche, tandis que les petites ont recours aux contrats universitaires.

Qualités requises :

Curieux, persévérant, bricoleur... équilibré !

C'est un métier qu'on ne fait pas sans passion, mais qui demande des qualités intellectuelles et humaines bien particulières : esprit méthodique capable d'analyse et de synthèse, d'une grande rigueur intellectuelle en même temps que capable d'imagination, de curiosité, de goût de l'approfondissement, de recherche des causes ; goût de l'expérimentation, de la création, du bricolage technologique.

Mais il faut aussi savoir arrêter sa recherche pour en communiquer les résultats avant de poursuivre vers de nouvelles interrogations. Un bon équilibre psychologique est indispensable, car il n'est pas si facile de fournir un travail très important sans toujours obtenir les résultats espérés.

Tout ceci n'exclut pas une certaine habileté manuelle et un esprit technique développé permettant de concevoir et mettre au point un appareillage, de détecter une panne. Il faut aussi savoir s'adapter aux techniques nouvelles. Une bonne formation de base en mathématiques et en informatique y contribueront. D'ailleurs les biologistes, qui se consacrent dans leur travail à des questions infiniment pointues, doivent néanmoins posséder de vastes connaissances dans toutes les disciplines scientifiques. Enfin, la maîtrise de l'anglais écrit et parlé s'impose. Il n'y a plus d'interprètes dans les colloques internationaux...

Carrières promotion :

Promotion : la porte étroite

Il n'existe guère de possibilités de promotion à ce niveau de compétences. Dans les organismes publics de recherche, les chargés de recherche peuvent accéder au corps de directeur de recherche, tandis que dans les universités les professeurs assistants peuvent devenir professeurs. Dans les deux cas, la voie est étroite et difficile. Reste l'éventualité de se tourner vers le secteur privé, par exemple en ouvrant son propre laboratoire, mais dans ce cas les activités de recherche sont souvent supplantées par des activités gestionnaires et administratives.

Débouchés de salaires :

Une insertion laborieuse, plutôt du côté des entreprises

Les domaines dans lesquels les jeunes biologistes peuvent s'insérer sont extrêmement variés et étendus, mais l'ensemble de ces possibilités représente en fait peu de postes. Les jeunes docteurs en sciences de la vie connaissent de réelles difficultés d'insertion et la précarité de l'emploi, car ils subissent en outre la concurrence des pharmaciens, médecins et ingénieurs agronomes.

Les postes de la recherche publique, si convoités en raison de l'intérêt du travail, demeurent en nombre limité et n'absorbent chaque année qu'une partie des nouveaux diplômés. C'est dans le secteur privé que la majorité des titulaires de maîtrises, DESS, DEA parviennent à s'insérer : dans l'agro-alimentaire, la pharmacie, la chimie, l'hygiène, la santé, l'environnement (traitement des eaux et des déchets).